Cette rubrique est en cours de réalisation…

Rapport moral et d’activités, AG de l’année 2023,

1) Rapport moral et d’activités
• Des ateliers de bricolage se sont tenus d’avril à juin 2023 dans une ambiance amicale et conviviale.
• Puis est arrivé le jour « J », le 23 juin, dîner de l’association.
• 6 juillet, cérémonie commémorative au cimetière de Thoré-la-Rochette.
• Les Journées européennes du patrimoine des bénévoles sont venus tenir le stand de l’association et accueillir le public.
• Mercredi 27 septembre, sortie Versailles.

Quelques informations sur trois points évoqués depuis plus ou moins longtemps.
•  Odell House
Quartier général de Rochambeau durant 6 semaines au cours de l’été 1781. Les travaux de restauration avancent bien.
• L’association a participé à l’achat d’un drapeau patriotique de prestige pour l’association mémorielle des collégiens et lycéens du lycée international Rochambeau de Washington DC. Celui-ci est bien utilisé.
• Le dernier volume de l’œuvre de monsieur Doniol a été relié, il est protégé.

Une information : la ville de Vendôme a nettoyé la plaque mise à l’emplacement du lieu de naissance de Rochambeau rue Poterie, c’est-à-dire le nettoyage de celle-ci et rechampissage des lettres. Nous remercions encore monsieur le maire.

La communication de l’association.
Le site internet que vous consulté, mais aussi les pages Facebook Amis de Rochambeau et château de Rochambeau n’hésitez pas à les consulter.

A l’issue nous avons accueilli Monsieur Massoni venu nous présenter le Duc de Lauzun.
Voici un extrait de sa conférence.

Le duc de Lauzun et le corps des Volontaires Etrangers de la Marine

Né le 13 avril 1747, Armand-Louis de Gontaut-Biron est le fils de Charles-Antoine duc de Gontaut, ancien aide de camp du roi Louis XV et intime de la marquise de Pompadour : élevé à la cour il reçoit néanmoins une éducation soignée de la part de son oncle le duc de Biron, qui le fit entrer dans le régiment des Grades Françaises dès l’âge de 12 ans, où il fut nommé rapidement officier en 1761. Dans ses Mémoires, Il écrit « On me fit entrer à 12 ans dans le régiment des Gardes, dont le roi [Louis XV] me promit la survivance et je sus à cet âge que j’étais destiné à une fortune immense et à la plus belle place du royaume, sans être obligé de me donner la peine d’être un bon sujet ». Mais Lauzun ne veut pas avoir une vie banale, il souhaite avoir une réussite personnelle, ce qui peut expliquer sa frénésie de voyage et de projets divers et variés, qui furent néanmoins souvent des échecs. Ses seules véritables réussites furent néanmoins ses commandements militaires.
En 1766, à 18 ans, à l’occasion de son mariage, il est nommé duc de Lauzun par le roi Louis XV. Il a rang de colonel en octobre 1767 et participe à sa demande à la campagne en Corse (1768-1769) et reçoit la croix de Saint Louis à 22 ans. A 24 ans, il est colonel de la Légion Royale, puis en 1776, à la demande du roi Louis XVI, il prend le commandement du régiment Royal Dragons. Depuis 1775, il est un intime de la reine Marie-Antoinette, mais sous les recommandations de l’ambassadeur Mercy-Argenteau et du clan Polignac, il est mis à l’écart de la coterie de la reine en 1778, après avoir fait l’objet d’une importante campagne de dénigrement et d’une véritable cabale financière d’autant que son épouse qu’il a toujours délaissée, s’est jointe au clan Polignac. En 1778, la guerre d’indépendance des Etats-Unis est pour le duc de Lauzun l’occasion de rebondir. Il est nommé au titre du ministère de la marine, colonel d’un corps mixte de plus de 4000 hommes composée de 8 légions et d’une compagnie générale, destiné à intervenir outre-mer, le Corps des Volontaires Etrangers de la Marine.
Désirant participer aux opérations aux Indes, le duc de Lauzun propose une action en cours de parcours, la conquête des comptoirs anglais du Sénégal. C’est une réussite mais l’expédition aux Indes étant reportée, Lauzun rentre en France en 1779 pour découvrir que la prise du Sénégal est perçue à Versailles comme une action mineure. Autre mauvaise nouvelle : malgré les promesses, sa Légion a été dissociée. Il donne sa démission, mais le secrétaire d’Etat de la Marine lui offre en compensation, le grade de brigadier et le commandement de sa 2e Légion transformée en Légion de Lauzun, dont il devient colonel propriétaire en mars 1780. Le comte de Rochambeau réclame alors le duc de Lauzun et son corps pour assurer l’avant-garde de son armée en Amérique. Débarqué à Newport le 11 juillet 1780, le comte de Rochambeau, fait remettre en état l’armée. Le général Washington voudrait que l’armée royale puisse être engagée immédiatement et le duc de Lauzun aimerait répondre aux désirs du général américain, mais Rochambeau tout en reconnaissant le courage de son subordonné, n’entend pas courir de risques pour satisfaire son l’esprit d’aventure. Finalement, l’armée française se met en marche en 1781, contourne New York et Lauzun et sa Légion assurent l’avant-garde de l’armée, avant de participer au blocus de Gloucester. C’est à cette occasion que se déroule le combat de Hook, le 3 octobre 1781, où Lauzun vole la vedette à tout le monde en chargeant à la tête de ses hussards et force la cavalerie anglaise à rentrer précipitamment dans Gloucester. Le général Cornwallis, bloqué dans Yorktown capitule le 19 octobre 1781. Lauzun est désigné par Rochambeau pour porter la nouvelle de la victoire à Versailles. Arrivé à Versailles le 20 novembre 1781, il est bien accueilli mais déçu des grâces accordées à l’armée. Il retourne en Amérique en septembre 1782 et reste avec sa Légion aux Etats-Unis jusqu’au 11 mai 1783. En rentrant en France, il est nommé maréchal de camp en juin 1783 et colonel-propriétaire du régiment de Lauzun-Houzards. De 1783 à 1789, il échafaude plusieurs projets pour être nommé ambassadeur et multiplie les projets mais sans résultat. Au décès de son oncle en 1788, il hérite directement de son titre de duc de Biron, mais la promesse de Louis XV n’est pas respectée et le régiment des Gardes Françaises est donné à un favori de Marie Antoinette, le duc du Châtelet.
Franc-maçon, le duc de Biron est élu député de la noblesse du Quercy le 23 mars 1789. C’est sa proposition à l’Assemblée Nationale qui permet l’élévation au rang de Maréchal de France du comte de Rochambeau en décembre 1791. Il est nommé au commandement de l’Armée du Nord et lieutenant-général le 13 janvier 1792 et se fait alors appeler le général Biron. Au déclenchement de la guerre contre l’Autriche en avril 1792, le maréchal de Rochambeau est nommé commandant d’armée avec sous ses ordres le général Biron. Opposé à l’offensive en Belgique, Rochambeau considère avoir été mis devant le fait accompli d’une offensive qu’il n’approuvait pas et donne sa démission le 20 mai 1792.
Le général Biron est nommé successivement commandant de l’armée du Rhin le 9 juillet 1792, commandant de l’Armée d’Italie le 16 décembre 1792, puis commandant de l’Armée des côtes de la Rochelle le 8 avril 1793. Rapidement accusé par les représentants en mission d’être un agent de l’Angleterre et de l’Espagne, mais surtout d’être un ancien aristocrate, il donne sa démission par deux fois en juin et juillet mais le Comité de Salut Public les refuse. Rappelé à Paris le 16 juillet, interrogé par le Comité de Salut Public le 20, incarcéré le 29, mis en état d’accusation le 5 décembre 1793, le général Biron refuse de se défendre. Il est condamné à mort le 30 et exécuté le 31 décembre 1793.